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11 mars 2009

François Bayrou, un homme libre

Bonjour,

En rentrant, tard hier soir, de la réunion mensuelle du MoDem Pays Basque, j'allume la télé pour prendre les nouvelles sur Soir 3. Pas de chance, c'est trop tard ! Au moment précis où j'allais éteindre le téléviseur, j'entends que l'émission Ce soir ou jamais, que je ne regarde pratiquement jamais, va accueillir François Bayrou.

La soirée démocrate pouvait donc continuer !

Je n'ai pas regretté ce pur hasard. François Bayrou s'est montré sous son meilleur jour, celui d'un homme libre :

Libre d'exprimer son humanisme et son amour de l'Homme,
Libre de revendiquer la fraternité,
Libre d'exprimer tout autant sa foi et sa laïcité,
Libre d'assumer ses choix sans être inféodé à un clan...

La manière dont François Bayrou définit ses différences avec Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy est savoureuse. Mais je n'en dirai pas plus ! Je pense que chacun pourra juger par lui-même en regardant l'émission qui est disponible sur Internet. Un grand moment de télévision...

Ce soir ou jamais : François Bayrou

A+

BGR : MoDem du Pays Basque (64)
http://bgr.hautetfort.com

Magie du Pays Basque et du Béarn 4

Vivons la MoDem attitude :

être capable de dire oui quand les décisions sont justes, vont dans la bonne direction
être capable de dire non et de se battre quand elles menacent d'être injustes ou d'aller dans la mauvaise direction

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Commentaires

Ancien journaliste d'enquête au New York Times, lauréat d'un prix Pulitzer, David Cay Johnston répète depuis des années que les Américains se dirigent tout droit vers une catastrophe. Paru à la fin de 2007, son plus récent livre, Comment les Américains les plus riches s'enrichissent aux dépens du gouvernement (et vous font payer la note), montre comment l'économie américaine favorise les ultra-riches et laisse entrevoir la crise actuelle. La Presse l'a joint alors qu'il s'apprêtait à donner une conférence au Nouveau-Mexique.

Q Vous dites que la crise actuelle est le résultat de choix de société qui remontent à plus de 30 ans. Qu'entendez-vous par là au juste?

R Nous avons laissé le secteur financier devenir trop gros et évoluer dans des zones grises, peu contrôlées. Nous vivons actuellement les conséquences de tout cela. Je tente d'avertir les gens du danger depuis 12 ans.

Si on est né aux États-Unis après 1970, notre environnement a été façonné par la vision de Ronald Reagan: moins d'impôts, moins de règlements, et un maximum de failles dans le système pour permettre aux riches de s'enrichir davantage, en espérant que leur esprit d'entreprise crée de la richesse pour tout le monde.

Or, nous voyons aujourd'hui que ce système est en faillite. Au lieu de nous enrichir, nous nous sommes tranquillement appauvris.

Q Quels indicateurs étudiez-vous pour faire vos analyses?

R J'utilise uniquement les données du gouvernement fédéral. Par exemple, alors que les 10% d'Américains les plus riches ont vu leurs revenus exploser au fil des ans, 90% de la population a eu des revenus plus bas en 2006 qu'en 1973, après inflation. Depuis l'an 2000, le revenu médian de tous les Américains est en baisse, la preuve que les réductions d'impôts pour les riches ne créent pas la prospérité souhaitée.

Q Les Américains sont-ils les seuls à vivre cette situation?

R Non, mais c'est aux États-Unis que le problème est le plus critique. L'an dernier, j'ai passé sept semaines au Canada et en Europe, à interviewer des travailleurs. À Stockholm, en Suède, j'ai rencontré 12 chauffeurs d'autobus qui possédaient chacun deux propriétés entièrement payées. Ils avaient tous une maison ou un appartement en ville, et une maison à la campagne. Je vous mets au défi de trouver 12 chauffeurs d'autobus à New York qui ont deux propriétés entièrement payées...

Q Pourquoi ce fossé se creuse-t-il aux États-Unis au lieu de se résorber?

R Je crois que la baisse du taux de syndicalisation aux États-Unis est un facteur majeur de la baisse du revenu disponible. L'année où le salaire de la quasi-totalité des Américains a touché un sommet est 1973, calculé après inflation. Cela coïncide avec l'année où le plus grand nombre d'Américains étaient membres d'un syndicat.

Le recul des syndicats a permis une explosion du rendement du capital investi et a affaibli les bénéfices du travail.

Je sais que c'est mal vu de parler de la lutte des classes dans ce pays, mais c'est une réalité. L'investisseur milliardaire Warren Buffett l'a admis quand il a dit: «Bien sûr, il y a une lutte des classes en Amérique. Et mon camp est en train de gagner.»

Q Croyez-vous que l'administration Obama peut changer les choses?

R Difficile à dire. Le président Obama veut clairement stopper la redistribution de la richesse de la classe moyenne vers les ultra-riches, comme cela a été la politique de la Maison-Blanche jusqu'ici - j'en parle longuement dans mon livre.

Cela dit, la crise actuelle ne peut se régler rapidement. Nous avons mis pratiquement 30 ans pour creuser le trou dans lequel nous nous trouvons, les 8 ou 10 dernières années ayant été particulièrement déterminantes. Il va nous falloir du temps pour nous en sortir.

Ecrit par : CAP 21 | 12 mars 2009

J'ai rarement vu une emission d'un tel niveau.
Regis Debray répondant a la place de FB avec des termes d'une extreme justesse.
A voir et revoir et diffuser.

JB64

Ecrit par : JB64 | 12 mars 2009

@ CAP 21 Alias...

J'ai mis en place une rubrique tribune libre qui se serait merveilleusement prêtée à ce commentaire qui est hors sujet ici.

@ JB 64

C'était effectivement un régal qui nous change des gesticulations de certains...

Ecrit par : BGR | 13 mars 2009

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