« Fêtes de Bayonne (J-6) | Page d'accueil | Fêtes de Bayonne (J-5) »
25 juillet 2008
Energie nucléaire
Bonjour,
Chacun sait que la France a favorisé la filiaire nucléaire pour sa production énergétique. Au-delà des enjeux politiques et écologiques, l’utilisation de l’uranium et de ses dérivés nous préserve-t-elle de la flambée des prix des matières premières ? Un article du journal suisse de référence, Le Temps, fait le point sur cette question. Voici quelques extraits :
Lorsque le chimiste allemand Martin Heinrich Klaproth découvrit l'uranium, le 24 septembre 1789, l'heure n'était pas à la révolution… énergétique ! Le savant était à mille lieues de se douter que cette substance deviendrait un jour l'un des combustibles les plus recherchés au monde.
L'invention de la bombe atomique, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, change tout, quasiment du jour au lendemain. L'uranium accède au rang de ressource hautement stratégique, et les puissances se lancent dans une course à la prospection. La France ouvre de multiples mines, dont la dernière, en Haute-Vienne, ne cessera d'être exploitée qu'en 2001.
Les années 1970 resteront l'âge d'or de l'uranium. Jusqu'ici essentiellement recherché à des fins militaires, le « yellowcake » accède au rang des denrées civiles. En tout début de décennie, la livre d'oxyde d'uranium s'échange dans les 6 dollars. Le premier choc pétrolier propulse ce cours jusqu'à 43 dollars en 1975-1976.
L'opinion publique subit son premier électrochoc en 1979. La moitié du cœur de l'un des réacteurs de la centrale de Three Mile Island fond. L'atome fait de plus en plus peur. Et le coup de grâce, c'est bien sûr Tchernobyl. L'uranium retombe à 7 dollars la livre ! Mis à part un petit sursaut purement spéculatif dans les années 1990, cette matière, qui ne dispose par ailleurs pas d'un marché vraiment organisé, n'intéresse plus personne.
Le réchauffement climatique, la peur de la fin de l'ère pétrolière, les besoins accrus en énergie sous l'effet du développement fulgurant de ce qui était encore il y a quinze ans le tiers-monde ont changé fondamentalement la donne. L'uranium a flambé ces deux dernières années, à plus de 100 dollars la livre. Excessif ? Pas aux yeux de certains experts, qui le voient à 250 dollars dans quelques mois.
La production d'uranium atteint 40 000 à 45 000 tonnes annuelles. Alors que la consommation dépasse les 60 000 tonnes. Les stocks suffisent pour l'instant. Les principaux pays extracteurs sont le Canada, l'Australie, le Kazakhstan et le Niger.
Les réserves prouvées sont de 2,64 millions de tonnes. A noter que la querelle d'experts sur les réserves supposées d'uranium découle avant tout du fait que cet élément est présent dans toute l'écorce terrestre, comme dans l'eau. Sa concentration est souvent trop faible pour songer à l'extraire. Pour l'AIEA, l'uranium est actuellement intéressant lorsque le coût d'extraction de cet élément à partir d'une roche est inférieur à 80 dollars le kilo.
Après le pétrole et le gaz, c'est bien l'uranium qui risque d'augmenter nos factures énergétiques...
A+
BGR : MoDem du Pays Basque (64)
http://bgr.hautetfort.com

Vivons la MoDem attitude :
être capable de dire oui quand les décisions sont justes, vont dans la bonne direction
être capable de dire non et de se battre quand elles menacent d'être injustes ou d'aller dans la mauvaise direction
Publié le 25 juillet 2008
à 12:30
|
Lien permanent
|
Commentaires (2)
|
Trackbacks (0)
|
Envoyer cette note
|
Catégories :
Politique
Tags :
politique énergétique
; matières premières
; uranium
|
Facebook


Forum

Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://bgr.hautetfort.com/trackback/1718274
Commentaires
Merci pour les infos et la synthèse. Est-ce possible d'avoir les sources (lien ou/et date)
Ecrit par : giacomo | 25 juillet 2008
Voici les références de l'article publié par Le Temps :
http://www.letemps.ch/template/print.asp?article=236569
Ecrit par : BGR | 26 juillet 2008
Les commentaires sont fermés.