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28 juin 2008
Déficit public
Bonjour,
Le déficit public est une maladie que Nicolas Sarkozy et son Gouvernement n'arrivent pas à soigner. Mercredi dernier, dans son rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques, la Cour des comptes a publié un bilan : en 2007, le déficit est reparti à la hausse, avec un poids sans cesse croissant de la dette publique pour le citoyen.
Avec un déficit public de 2,7% du PIB en 2007, contre 2,4% en 2006, la dette publique s'alourdit. Aujourd'hui en France, tout actif a sur ses épaules un endettement de 47 000 euros, qu'il devra rembourser, lui ou ses enfants. La charge des intérêts de la dette représente à elle seule 2 000 euros par an et par Français. Cette charge réduit à néant nos marges de manoeuvre et menace l'avenir des systèmes de solidarité. En augmentation de 12% par rapport à 2006, elle se montait en 2007 à plus de 50 milliards d'euros, soit l'équivalent du déficit public.
La France n'était quasiment pas endettée en 1980. Le niveau de la dette publique est passé à 40% du PIB au début des années 1990 et à 50% au début des années 2000. Maintenant, nous dépassons pour la cinquième année consécutive le seuil de 60% fixé comme limite maximale par le traité de Maastricht. Les périodes de forte croissance n'ont pas été mises à profit pour réduire cet endettement, comme chez les plupart des partenaires européens de la France. Cette dégradation des comptes ne résulte pas d'une croissance économique insuffisante. Notre déficit est structurel et risque de passer au-delà de la limite des 3% autorisée.
Les hypothèses du Gouvernement pour un retour à l'équilibre des comptes publics en 2012 paraissent également très incertaines. Il suppose de ramener la croissance des dépenses en volume de 2,2% en moyenne sur les dix dernières années, à 1,1% par an, alors qu'elle a encore été de 2,5% en 2007. Le respect du programme de stabilité, présenté par la France à ses partenaires européens, implique des économies de 46 milliards d'euros à l'horizon 2012.
Le rééquilibrage des comptes publics suppose également un pilotage plus efficace de la politique budgétaire. La Cour des comptes fait donc une série de recommandations en ce sens et souligne que la mise en place d'une programmation pluriannuelle détaillée et réaliste des finances publiques doit être l'occasion d'une prise de conscience collective des risques majeurs liés à l'accroissement continu de la dette.
La dernière élection présidentielle a montré que la droite de Nicolas Sarkozy et la gauche de Ségolène Royal n'étaient pas capables de renoncer aux promesses électorales démagogiques et dispendieuses. Le projet démocrate en construction doit être particulièrement vigilant sur ce sujet, tout comme François Bayrou l'a été en 2007.
Il ne faut pas accepter cette facilité électoraliste de dépenser l'argent que l'on ne possède pas...
A+
BGR : MoDem du Pays Basque (64)

Vivons la MoDem attitude :
être capable de dire oui quand les décisions sont justes, vont dans la bonne direction
être capable de dire non et de se battre quand elles menacent d'être injustes ou d'aller dans la mauvaise direction
20:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : finances publiques, déficit



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Commentaires
Certes tous ces gouvernants sont indignes de l'être, mais le citoyen qui les a élu me semble être le premier responsable de ces bilans désastreux.
Ecrit par : Spaulding | 28 juin 2008
@ BGR
Tu fais bien de pointer ce point essentiel. Ces déficits risquent de restreindre et de réduire les capacités à entrevoir l'avenir. Jusqu'à quand ce gouvernement pourra-t-il rester dans ce déni de la réalité dee létat des finances publiques ?
Plus que toutes les autres (réformes des institutions, audiovisuel, lois pénales...), les efforts pour endiguer les déficits auraient dû être au coeur de l'action du pouvoir élu l'an passé. J'ai choisi F. Bayrou parce-qu'il fut le seul à tenir ce discours de raison en matière de maîtrise de la dépense publique.
Ecrit par : Thierry P. | 29 juin 2008
@ Spaulding
Oui et non !
Oui, le citoyen est responsable, voire fautif, d'avoir cédé au chant des sirènes des deux candidats qui se sont retrouvés au second tour de l'élection présidentielle.
Non, ces candidats ne sont pas exonérés de la première responsabilité, eux qui ont volontairement et cyniquement trompé les électeurs par des promesses qu'ils savaient ne pas pouvoir honorer.
@ Thierry
Il est désespérant de voir tant de responsables politiques en pleine contemplation du mur vers lequel ils sont en train de foncer !
Ecrit par : BGR | 30 juin 2008
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