« Un Démocrate au Sénat (2/2) | Page d'accueil | Un « non » qu’il faut positiver ! »
14 juin 2008
UE : Définir les frontières
Bonjour,
Pour conclure l'expérimentation méthodologique, déjà évoquée sur l'élargissement de l'Union européenne, il nous a été demandé de réagir sur la troisième idée suivante : définir d'abord les frontières de l'Europe en consultant les citoyens de l'Union européenne.
Voici ma contribution :
Définir les frontières en consultant les citoyens
Au sens strict, le continent européen n’est pas une unité physique. L’Europe constitue avec l’Asie un seul supercontinent dénommé Eurasie. En outre, les critères géographiques de détermination de la frontière du continent ont largement varié au cours de l’histoire . Enfin, les limites ont souvent été créées artificiellement en raison de considérations politiques ou à la suite des guerres.
Selon la thèse moderne, reconnue comme traditionnelle chez les géographes, l’Europe est un continent délimité par l’Oural et le Caucase à l’est, par la Méditerranée, la mer Noire, le détroit du Bosphore suivi de celui des Dardanelles et celui de Gibraltar au sud et enfin par l’océan Atlantique à l’ouest.
Les différents traités relatifs à l’Union européenne précisent clairement que pour être membre de l’Union, un état doit être européen. Cependant, aucune définition n'est donnée sur ce que l'on entend par « État européen ». Si le territoire de certains états est indiscutablement sur le continent européen et si d'autres n'en font indiscutablement pas partie, l'appartenance à l'Europe est plus difficile à trancher pour certains états.
Le cas de la Turquie fait débat depuis plusieurs années. Sur le strict point de vue géographique, ce pays, dont l’Anatolie asiatique représente 97% du territoire, est indubitablement en Asie. Mais ce sont évidemment les considérations historiques, culturelles et politiques qui donnent sa substance au débat.
Si l’on considère que le but, ou du moins l’une des vertus principales, de l’Union européenne est de garantir la paix du continent, il paraît légitime de chercher à en repousser le plus loin possible les frontières.
Face à cette problématique complexe, je ne pense pas qu’il soit nécessaire de tracer des frontières précises et définitives du continent européen et encore moins de soumettre ces frontières au suffrage des citoyens de l’Union. Le destin des hommes, la paix et la prospérité des peuples ne peuvent dépendre d’une suite de pointillés figée sur une carte d’état-major.
J’estime plutôt que chaque nouvelle demande d’adhésion devrait être soumise très rapidement, par exemple dans les deux ans, à l’approbation des peuples de l’Union européenne.
Chaque Européen ou chaque Parlement national répondrait à une question simple :
Voulez-vous accueillir ce pays au sein de l’Union européenne,
dès qu’il remplira les conditions prévues par les institutions ?
Nous ne dirions plus :
Remplissez d’abord les conditions et nous vous accueillerons peut-être ensuite !
A+
BGR : MoDem du Pays Basque (64)

Vivons la MoDem attitude :
être capable de dire oui quand les décisions sont justes, vont dans la bonne direction
être capable de dire non et de se battre quand elles menacent d'être injustes ou d'aller dans la mauvaise direction
Publié le 14 juin 2008
à 20:30
|
Lien permanent
|
Commentaires (0)
|
Trackbacks (0)
|
Envoyer cette note
|
Catégories :
Politique
Tags :
europe
; union européenne
; élargissement
|
Facebook


Forum

Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://bgr.hautetfort.com/trackback/1663077
Les commentaires sont fermés.