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08 avril 2008
Des voix et des sous
Bonjour,
Une dépêche de l'AFP, publiée hier, montre que la situation de conflit au sein du Mouvement Démocrate pourrait trouver un dénouement au cours de la réunion du comité directeur de l'UDF prévue pour le mercredi 16 avril à 18h00.
Des déçus du MoDem veulent ressusciter l'UDF et travailler avec le Nouveau Centre
PARIS (AFP) — Des parlementaires déçus de la stratégie du président du MoDem François Bayrou veulent "faire revivre" l'UDF et envisagent d'ores et déjà de "travailler sur des sujets concrets" avec les députés du Nouveau Centre, qui avaient rejoint Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle.
"Je veux faire revivre l'UDF", a réaffirmé ce week-end le sénateur Jean Arthuis, en annonçant qu'il quittait le Mouvement Démocrate (MoDem), selon lui dans une "impasse stratégique".
La semaine dernière, le député européen Thierry Cornillet a lancé une pétition demandant un "congrès de renaissance de l'UDF", et espère recueillir "une centaine de signatures de grands élus".
Depuis le lendemain des municipales, très difficiles pour le MoDem, M. Arthuis réclame une réunion rapide du comité directeur de l'UDF.
La date de cette réunion a été "fixée au mercredi 16 (avril) à 18h00, en plein accord avec Michel Mercier", président du groupe centriste au Sénat, a indiqué lundi M. Bayrou.
Le Congrès de décembre, qui a entériné la naissance du MoDem, avait désigné un bureau d'une vingtaine de membres pour veiller sur "les intérêts juridiques, matériels et moraux" de l'UDF, pendant une période transitoire de trois ans.
Au Sénat, le groupe de 30 centristes, dont 10 siègent au bureau exécutif du MoDem et cinq sont au Nouveau Centre, a d'ailleurs gardé le nom UDF.
M. Bayrou a cependant écarté tout retour au passé. "Je ne reviendrai en rien en arrière, je ne cèderai rien", a-t-il déclaré dimanche dans le Grand rendez-vous Europe1-TV5-Le Parisien.
"L'UDF s'est transformée (en MoDem) de par les volontés de ses militants et de ses responsables", a-t-il fait valoir. "Il y a une délibération qui le dit, je la ferai respecter".
Pour l'un de ses fidèles, l'ex-député Gilles Artigues, "l'approche des élections sénatoriales explique cette brusque agitation".
"C'est à l'UMP que Jean Arthuis doit sa présidence de la Commission des finances au Palais du Luxembourg et il faut bien plaire à celui qui vous a fait roi", a-t-il contre-attaqué.
Le Nouveau Centre se félicite des derniers développements. "S'engager dans une bataille juridique" pour reconstituer l'UDF, récupérer ses locaux et son financement, serait "juste", mais "ce serait une procédure très longue", souligne le député Maurice Leroy, futur porte-parole national, qui préfère inviter les déçus du MoDem à rejoindre le NC.
Si M. Arthuis exclut cette option, il n'écarte pas un rapprochement avec les 23 députés du NC. Il comptait parmi la vingtaine de sénateurs centristes qui ont participé la semaine dernière à un dîner organisé au ministère de la Défense par le président du parti Hervé Morin, avec deux autres ministres NC, André Santini et Valérie Létard.
Il y a été décidé que "les parlementaires du groupe UDF au Sénat et du Nouveau Centre travailleront ensemble sur des sujets concrets, comme la réforme des institutions", a indiqué M. Mercier.
Ce dernier, qui est trésorier du MoDem et aurait refusé un poste de secrétaire d'Etat dans le dernier remaniement, a lui aussi pris ses distances avec l'ex-candidat à la présidentielle, sans toutefois quitter le mouvement.
Certains centristes se demandent cependant si les élections de septembre au Sénat ne lui donneront pas l'occasion de couper les ponts avec M. Bayrou. Ce qui risquerait d'accélérer l'éloignement des sénateurs, avec à la clé un enjeu financier : le MoDem touche cette année quelque 1 million d'euros au titre du financement public lié à ses sénateurs.
Personnellement, je trouve déplorable et pitoyable que certains personnages politiques, parfois illustres, ne pensent qu'à leur élection personnelle et au confort de leur budget de fonctionnement. Bien sûr, il faut des élus pour peser sur notre destin politique. Bien sûr, il faut de l'argent pour faire vivre notre parti politique. Mais tant que la politique aura pour principal objectif d'obtenir "des voix et des sous", il ne faudra pas attendre la confiance de nos concitoyens.
Arrêtons de confondre les objectifs et les moyens !
A+
BGR : MoDem du Pays Basque (64)

Vivons la MoDem attitude :
être capable de dire oui quand les décisions sont justes, vont dans la bonne direction
être capable de dire non et de se battre quand elles menacent d'être injustes ou d'aller dans la mauvaise direction
13:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : udf


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Commentaires
rien à rajouter, je ne ferai pas plus de commentaire et attendons le 16/04/08. J'ai l'impression d'être revenu à la période pré-seignosse. 'attends de la part de chacuns des responsables des éclaricssements rapides. Pour moi, il n'est pas question de continuer dans ce système de chantage au fric qui prend en otage les adhérents qui risquent d'être les dindons de la farce. Je ne regrette rien de ce que j'ai fait mais un peu comme Azouz Begag que j'ai rencontré avant hier, I wait and see.
Ecrit par : houhou | 08 avril 2008
Cette situation est en effet navrante, intenable, et dangereuse.
Ecrit par : florent | 09 avril 2008
Cette stratégie a été discuté à Seignosse qui consiste à préférer l'union de plusieurs partis autour d'un projet Présidentiel ce qui aboutira comme en 1981 à la Présidence mais pourquoi faire ?
Appliquer un catalogue de mesures très vite contredit par l'exercice du pouvoir et les réalités économiques
Si nous sommes incapables de consensus et de démocratie dans notre propre Mouvement il est difficile d'imaginer de réformer la société en tenant compte de tous le monde
Si nous ne réussissons pas à changer le cours de l'histoire, le monde restera dans des rapports de force bi-pôlaires qui tournent toujours à l'avantage des dominants et rejettent le peuple dans des réflexes d'auto-défense et d'isolement non constructifs et non productifs.
Nous pouvons admettre des alliances à titre individuel pour les élections qui viennent d'avoir lieu voir même pour une même ville des candidats sur deux listes différentes mais il ne parait pas normal que l'UDF et son électorat qui reste la parti la plus stable du Mouvement rejoigne la structure UMP puis veuille jouer un rôle lorsque notre Président sera celui de tous les Français.
Depuis la création de l'UMP et la prise en compte des idées extrémistes par Sarkozy le fossé s'est creusé entre les alliés d'hier aussi profond que celui qui sépare la gauche Française de la social démocratie Européenne
Ce sera individuellement que pourra se combler les fossés et non par rapprochement des structures aussi nous demandons aux Chrétiens démocrates, aux sociaux démocrates et aux écologistes de rester et d'apporter leurs convictions dans une union la plus large possible et je reste persuadé que nos grands électeurs en Septembre auront compris le message du Mouvement démocrate et de François Bayrou eux qui ont été élus à 90% sur des listes sans étiquette politique.
Ecrit par : SAN AGUSTIN José | 09 avril 2008
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