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24 mars 2008

Pour 342 voix !

Bonjour,

Oui, pour trois cent quarante-deux voix, François Bayrou a été battu aux élections municipales de Pau. La liste du Président du Mouvement Démocrate a été battue avec 38,81 % des voix, contre 39,76 % à celle de la socialiste Martine Lignières-Cassou et 21,42 % pour Yves Urieta. Passé la déception légitime et en prenant un peu de recul, il convient d'effectuer une analyse réaliste de cette défaite et d'en tirer des conséquences utiles pour le Mouvement Démocrate.

Avant même, la candidature de François Bayrou à la mairie de Pau, j'avais clairement écrit que je n'étais pas favorable à une candidature qui se trouvait en contradiction avec le non cumul des mandats préconisé durant la campagne présidentielle et largement plébiscité par les français :

Mairie de Pau

J'ai cependant respecté le choix du leader du Mouvement Démocrate et je lui ai apporté mon soutien sincère, en espérant qu'il gagnerait à Pau et trouverait une solution pour ne pas cumuler les mandats :

Soutenons François Bayrou

La défaite de François Bayrou constitue un des rares motifs de satisfaction pour Nicolas Sarkozy. Décidé à réduire celui qu'il considérait alors comme son plus dangereux adversaire, il a dès l'automne 2007 mis sur pied un dispositif destiné à empêcher l'ancien candidat à la présidentielle d'accéder à la mairie de Pau. C'est dans son bureau de l'Elysée que s'est prise la décision de mettre les moyens du parti présidentiel au service du maire socialiste fabiusien sortant, Yves Urieta, que le décès d'André Labarrère, en mai 2006, avait propulsé à la tête de l'hôtel de ville. L'objectif était simple : empêcher, en provoquant une triangulaire au second tour, l'élection de celui qui avait toutes les chances de l'emporter dans un duel face à la candidate désignée par le PS.

La stratégie présidentielle a fonctionné, au-delà de toute espérance. Devancé d'un point au premier tour par Martine Lignières-Cassou, François Bayrou voyait s'éloigner ses chances de remporter son pari. Ne restait plus qu'à enfoncer le clou. Duplicité ou naïveté ? Jean-Pierre Raffarin et Patrick Devedjian qui, au lendemain du premier tour, promettaient au chef de file du MoDem le retrait du candidat soutenu par l'UMP à Pau dès lors qu'il accepterait un accord "global" avec la majorité présidentielle, se sont vite fait reprendre. Nicolas Sarkozy n'a pas tardé à les rappeler à l'ordre : à ses yeux, la défaite de François Bayrou valait bien le sacrifice de quelques villes.

Entre les deux tours, Le Monde, quotidien de référence, a eu confirmation que Jean Goujy le secrétaire départemental de l'UMP et ses fidèles faisaient le nécessaire pour que quelques paquets de voix "uriétistes" se portent sur la candidate d'union de la gauche. A l'arrivée, 342 voix séparent M. Bayrou de Mme Lignières-Cassou.

Les coups bas n'ont pas été absents de la campagne à Pau : tracts anonymes, lancement début janvier d'un hebdomadaire gratuit au financement obscur, distribué à 50 000 exemplaires, épousant les thèses du maire sortant et s'en prenant violemment à François Bayrou et à ses colistiers. Ces pratiques sont si graves que François Bayrou envisage de les porter devant la justice.

Annulation du scrutin à Pau ?

Il est indispensable de tirer des leçons de cette expérience douloureuse pour François Bayrou et pour ceux qui l'ont soutenu :

D'abord, je crois que nous devons définir et respecter une règle stricte pour le cumul des mandats : un véritable pacte entre l'élu démocrate et le citoyen. Il n'est pas convaincant de vouloir cumuler au prétexte que nos adversaires le font.

Ensuite, j'estime que le destin national de François Bayrou ne sera pas pénalisé, outre mesure, par cette défaite locale et bien éloignée de la prochaine échéance présidentielle.

Enfin, je pense que seuls les démocrates palois peuvent décider, en conscience, de l'opportunité d'un recours judiciaire contre les atteintes démocratiques constatées durant la campagne électorale. Sans minimiser le risque de se voir taxer de "mauvais joueur", François Bayrou est légitime dans sa volonté de dénoncer l'intolérable comportement d'une partie de ses adversaires.

A+

BGR : MoDem du Pays Basque (64)

Magie du Pays Basque et du Béarn 1

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être capable de dire non et de se battre quand elles menacent d'être injustes ou d'aller dans la mauvaise direction

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Commentaires

Très bien dit.

Je trouve qu'il y a des éléments sérieux pour que la juridiction administrative annule l'élection et écarte Urieta du prochain scrutin. Évidemment, je m'en réjouis, même si nous avons besoin de Bayrou à Paris pour la structuration du MoDem.

Ecrit par : Hervé Torchet | 24 mars 2008

Du fond du coeur, j'ai été soulagé de.....c'est un mal, pour lui, pour un bien, pour nous tous.

Ecrit par : chr!s | 24 mars 2008

je reprends cette phrase ' Jean-Pierre Raffarin et Patrick Devedjian qui, au lendemain du premier tour, promettaient au chef de file du MoDem le retrait du candidat soutenu par l'UMP à Pau "

et je te demandes si tu penses que remporter une ville en tenant compte de ce type de calcul est honorable pour un candidat.
Je trouve qu'on insulte les citoyens et on l'a bien vu dans de nombreuses consultations les électeurs plus intelligents et sages qu'on puisse le penser vote en âme et conscience selon le programme qu'ils jugent bon.
A supposer que l'élection soit annulée, penses tu que les Palois seront satisfaits de tout cela, je ne le crois pas.
Tu écris à juste titre que Bayrou n'a perdu que de 342 voix, oui mais ces 342 voix ne sont pas allées vers Urieta mais vers la maire actuelle et rien ne prouve que les électeurs qui ont voté urieta auraient voté Bayrou
Qu'on le veuille ou non, une majorité de citoyens de Pau malgré la dimension nationale de Bayrou ne voulaient pas de lui et je préfère qu'il perde ainsi qu'il gagne avec des arragements de parti sur le dos des Palois.
Et je crains que si l'élection est annulée et qu'il se représente qu'il se fasse tout simplement laminé.
Durant cette élection son image charismatique a déjà pas mal été écornée. Cela ne sert à rien d'en rajouter.

Ecrit par : houhou | 25 mars 2008

François Bayrou a immédiatement rejeté l'idée d'un quelconque marchandage pour la mairie de Pau. Il a affronté le risque d'échec en restant fermement accroché à ses valeurs. De ce point de vue, son attitude est exemplaire et suscite mon admiration. Celui qui a probablement renoncé à un poste de Premier ministre pour être fidèle à ses valeurs n'allait pas se vendre pour une mairie, fut-elle celle de Pau !

Ecrit par : BGR | 25 mars 2008

Les 342 VOIX qui separe le PS DU MODEM sont des voix de l'UMP qui se sont reportees sur la liste socialiste pour empecher BAYROU de remporter la mairie ,l'ump savait apres le premier tour qu'URIETA ne l'emporterait pas d'ou la consigne(devinez de qui?) de maintenir la liste PS/UMP et l'UMP avait la consigne de voter MARTINE-LIGNIERES-CASSOU ce n'est pas le PS qui a gagne c'est N.SARKOZY!!!!!
Quant a dire que c'est un bien pour vous(chris) attendez quelques mois avant de jubiler...votre rire risque fort de ce transformer en HURLEMENTTTTTTT................

Ecrit par : kriptonite | 25 mars 2008

Je vois que mes coups de téléphone n'ont pas calmé les ardeurs ni les manipulations en tout genre pour détruire votre site
c'est donc une lettre qu'il faudra

Ecrit par : JEAN LOUIS PERES | 26 mars 2008

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