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10 février 2008
46,2%
Bonjour,
Ce pourrait être le score d'une victoire ou d'une défaite électorale !
Ce pourrait être la cote de popularité de qui vous savez !
Ce pourrait être le résultat d'un autre sondage, plus ou moins bidon !
Mais non !
46,2%
C'est le pourcentage de capitalisation boursière du CAC40, appartenant à des non-résidents, au 31 décembre 2006. En clair, c'est le taux de participation étrangère aux 40 plus grandes entreprises françaises. Le simple fait que nous n'ayons pas de chiffres plus récents montre assez le désintérêt pour une information qui s'avère pourtant de la première importance. Ce chiffre est en corrélation directe avec notre pouvoir collectif à décider nous-même de notre propre avenir économique.
Ce chiffre est inquiétant si nous l'analysons dans le temps. En 1985, la part des investissements étrangers ne représentait que 10% de la capitalisation boursière française. Elle est passée à 37% en 1997 avant d'atteindre le record actuel. Ce chiffre est également inquiétant si nous l'analysons dans l'espace. La Grande-Bretagne se limite à 30% et les Etats-Unis ne dépassent pas 20%. Enfin, ce chiffre est inquiétant si nous considérons que les entreprises qui ne font pas partie du CAC40 sont également touchées et que nous ne sommes peut-être pas vraiment capables de mesurer précisément l'ampleur du phénomène.
Que l'on me comprenne bien. Il ne s'agit pas de promouvoir un nationalisme déplacé. Il ne s'agit pas non plus de demander à l'état de (re)nationaliser nos industries ou de pratiquer une politique interventioniste outrancière.
Mais il faut admettre que cette situation aboutit inéluctablement à une prise de contrôle de nos entreprises et à la mise en place de méthodes de gestion, généralement anglo-saxonnes, qui ne correspondent pas forcément à ce que nous voulons.
Il faut également comprendre que le pouvoir va désormais apparternir aux fonds de pension, aux fonds rapaces et aux fonds spéculatifs, sans oublier les fonds souverains, notamment arabes ou asiatiques, avec une stratégie dominante : rentabiliser vite pour revendre vite. Si la prise de contrôle des grands palaces parisiens a pu faire sourire, les participations massives dans des groupes comme Vivendi ou EADS n'inspirent pas les mêmes réactions.
Nicolas Sarkozy s'est élevé contre les pratiques des fonds souverains, mais passé l'effet de manche, une totale passivité empèche de faire face à des fonds de plus en plus gourmands et agressifs. Nous devons chercher et trouver des solutions pour revenir vers une situation raisonnable et équilibrée. Il faudra éviter le piège de l'interdiction ou des restrictions administratives, mais plutôt utiliser des méthodes stabilisatrices, régulatrices ou dissuasives s'appuyant, par exemple, sur la Caisse des Dépots et Consignations.
A+
BGR : MoDem du Pays Basque (64)

Vivons la MoDem attitude :
être capable de dire oui quand les décisions sont justes, vont dans la bonne direction
être capable de dire non et de se battre quand elles menacent d'être injustes ou d'aller dans la mauvaise direction
Publié le 10 février 2008
à 23:00
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Catégories :
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politique
; économie
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Commentaires
En dix ans les entreprises boursières en FRANCE ont réduit leur personnel de un million de salariés l'état a réduit le nombre de ses fonctionnaire de 700000 et dans la même période les PME -PMI et les artisans ont créé 600000 emplois et remplacé tous les départs en retraite.
Il nous faut une autre politique économique qui soutienne la production de richesses par l'emploi
Écrit par : XAN | 11 février 2008
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